Le don de l’amour

Le don de l’amour

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vendredi, 24 juin 2016
Esprit Zen

Par Samah Cherigui

« Nous croyons devoir pardonner aux autres ce qu’ils nous ont fait, alors que c’est nous qui prenons prétexte de leurs actes pour les juger, pour fermer notre cœur et cesser d’aimer. Et sitôt qu’on arrête d’aimer une personne, on réduit le flot d’amour qui nous traverse le cœur, et on est le premier à en pâtir »! nous dit Miguel Ruiz.

Le pardon est, en effet, l’un des plus beaux cadeaux que l’on peut faire à… soi-même. Pourtant, pardonner reste pour bon nombre d’entre nous, un cap difficile à franchir, voire une démarche inenvisageable. Et pour cause, l’ego s’y oppose et nous dresse des obstacles car, bien souvent, le pardon est perçu comme un signe de faiblesse ou de soumission. Par ailleurs, pardonner est confondu avec le fait de cautionner ou d’accepter ce que l’autre nous a fait. Or, nous pouvons pardonner à quelqu’un mais garder notre discernement face à la gravité de l’acte qui a été commis à notre encontre.

En outre, certains excluent le pardon si l’autre ne s’excuse pas et ne demande pas pardon. Du coup, toutes ces croyances limitatives nous retiennent prisonniers et nous empêchent de nous délivrer de l’énergie toxique du ressentiment et de la rancœur. Car en refusant de pardonner, nous gardons notre cœur fermé et nous nous faisons du mal en baignant dans la haine de l’autre. Pardonner nous permet de retrouver notre entière liberté en ôtant tout pouvoir à l’autre sur nous. Pardonner ce n’est pas un cadeau qu’on fait à l’autre comme le précise Oliver Clerc dans son livre « Peut-on tout pardonner », pardonner est avant tout un acte d’amour qu’on se fait à soi pour guérir les blessures du cœur et réapprendre à aimer. Nous pouvons ainsi pardonner pour nous libérer du poison de la haine tout en gardant notre discernement et aller, s’il le faut, porter plaintes; mais ce serait pour chercher justice et non pour se venger. 

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